Le ministère de la Culture et des Arts a lancé « Kutubuna », une plateforme nationale d’échange et de don de livres entre particuliers et structures de lecture (associations, bibliothèques, clubs de lecture). Le principe : sortir les livres qui dorment sur les étagères pour les remettre en circulation.
Un catalogue ouvert à tous
L’interface, disponible en arabe et en français, se présente comme un espace interactif permettant aux lecteurs à travers tout le territoire national de répertorier des ouvrages pour les échanger, les offrir ou dénicher des titres rares. Concrètement, chaque utilisateur répertorie les livres qu’il veut donner ou échanger, et peut chercher parmi ceux déposés par les autres.
Retrouver les ouvrages introuvables
L’usage le plus concret concerne les livres devenus difficiles à trouver : ouvrages universitaires épuisés, titres retirés du catalogue des éditeurs, romans qu’on ne trouve plus qu’en occasion. Un lecteur qui cherche depuis des années un titre précis a désormais un canal de plus que la librairie ou la bibliothèque classique. La plateforme compte déjà un nombre significatif d’ouvrages répertoriés depuis son lancement hier soir, qui affichait 265 titres sur 23 pages à l’heure où nous publions ce texte.
Appel à inscriptions
Le ministère appelle intellectuels, écrivains, étudiants, clubs de lecture et associations à s’inscrire et ainsi, à alimenter le catalogue. Le site est accessible et l’inscription est très simple : dès l’entrée, un onglet permet d’accéder au formulaire d’inscription, comprenant le type de participation, les données de base (nom, prénom, numéro de téléphone, adresse email). Les livres sont classés par wilaya avec la mention « à offrir » ou « à échanger », indiquant le titre de l’ouvrage, le nom de son auteur et la première de sa couverture.
Un lancement calé sur le Festival national du livre lu
Le timing n’est pas neutre : ce lancement précède de quelques jours le Festival national du livre lu, prévu du 26 septembre au 5 octobre, à la Bibliothèque nationale d’Algérie à Alger et dans les maisons de culture et bibliothèques de lecture publique du pays. Le festival prévoit des espaces d’exposition, de troc, des ventes-dédicaces ainsi que des conférences. Enfin, le festival fermera ses portes le 5 octobre, mais la plateforme, elle, restera active après. Et c’est peut-être là tout l’intérêt de cette nouveauté, dont les initiateurs devront nous apporter, dans les prochains jours, plus d’éclairage sur le fonctionnement de la plateforme, ainsi que sur les modalités des échanges et trocs.
Sara Kharfi
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